10 raisons d’arrêter d’être freelance

10 raisons d’arrêter d’être freelance

Vous flippez grave là ! Vous vous dîtes, non mais si Mathilde arrête d’être freelance alors on arrête tous ! Mais non détendez-vous c’est juste mon top 10 des trucs qui me soûlent en free et qui me font penser que passer salariée pourrait être reposant (mais je sais que c’est pas pour moi !)

Oui je l’ai voulu, être freelance, mais c’est pas pour autant qu’on ne peut pas se plaindre de certains aspects qui parfois peuvent paraître lourds par rapport à d’autres façons de travailler qui sont moins chargées en terme de responsabilités !

Voilà en gifs quelques raisons qui font que je pourrai arrêter de bosser à mon compte :

LES HORAIRES

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Quoi tu fais pas ce que tu veux quand t’es freelance ? Bah si un peu, mais tu dépends quand même de tes clients et des 24h par jour non extensibles ! Et souvent tu bosses le soir, le week-end et les vacances !

LES VACANCES

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Bah oui les congés payés, t’en n’as pas ! Et poser 7 jours d’affilés c’est un peu la fête ! Parce que tu vas pas rentrer une tune et pas démarcher ! En 9 ans je n’ai jamais pris plus de 7 jours week-end inclus. Mon défi pour 2017 : poser 10 jours (mais avant gagner de quoi pouvoir partir 10 jours à 4 !) Je sais pas si c’est ça le plus dur à caser ou de faire garder mes chats ! 😉

LES DEVIS

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Sur des gros projets c’est une sacrée prise de tête ! Moi j’aime créer, conseiller, mais estimer le temps (probable !), quand on ne connait pas le projet, le client et les retours, c’est un vrai casse-tête ! A ton compte tu dois le faire au même titre que ton réel taf, mais c’est beaucoup plus chiant !

LA COMPTABILITE

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Même si j’ai un comptable, je peux pas lui balancer mes factures sur son bureau et je ne peux pas non plus me fiche de mes rentrées d’argent. Sinon comment rectifier le tir en cas de catastrophe ? Alors je fais un peu ma compta, mais j’aime pas !

GERER LES CHARGES PROFESSIONNELLES

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Savoir que dans tout ce que je gagne une partie repart l’année suivante et qu’il faut faire gaffe à ne pas tout claquer, parce que youhou tu viens d’encaisser 500 balles, mais ils ne sont pas vraiment à toi !

GERER LES ASSURANCES PRIVEES

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Tout aussi passionnant ! En indépendant on est super mal assuré, donc il faut prendre sa complémentaire, se retraite complémentaire, sa prévoyance… Ca coûte de l’argent, on est jamais sûr d’avoir ce qu’il faut jusqu’au moment où on en a besoin… et souvent on a des surprises !

GERER LES SOUS ET LA PRECARITE PARFOIS

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Rentrer de l’argent pour faire tourner sa boite et en vivre ! On le sait tous, être freelance n’est pas reposant. Il faut savoir qu’on galère à louer, acheter de l’immobilier, faire des crédits, on n’est pas solvables. Qu’on ne sait pas si le mois prochain on aura des sous pour payer nos charges ou la cantine des gamins… ou nos bonbons…

DEMARCHER LES CLIENTS

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Ca c’est vraiment pour moi la pire partie ! Mais j’ai trouvé un bon plan m’évitant de le faire à l’ancienne (e-mailing, téléphone, porte à porte, c’est l’horreur ça pour moi !) Je vous en parlerai si ça porte ses fruits à moyen terme. (Finger crossed!)

PRENDRE DES DECISIONS

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Parfois, ça me fatigue de prendre des décisions. J’aimerais bien qu’on les prenne un peu à ma place. Surtout parce que je suis la seule responsable 😉 Il faut penser, repenser, mesurer, compter, ne pas se planter si possible !

BOSSER SEUL

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C’est parfois pesant. Alors oui y’a des espaces de coworking, mais c’est pas fait pour moi. Et puis c’est pas la même chose t’as pas vraiment l’esprit collègue de bureau. Parfois je parle à mes chats.

LE TOP DU TOP ?
C’est que j’en ai tout autant pour un prochain article sur pourquoi je reste freelance !

blake




There are 18 comments for this article
  1. Géraldine Guillaume at 20 h 43 min

    Sympa. Je me reconnais parfaitement là dedans. Ca craint 🙁 Ca fait peur et je me demande chaque jour si je dois continuer… mais en meme temps on n’a qu’une vie et puis le côté salarié ce n’est pas pour moi (10 ans d’expérience ca m’a calmé). Hate de lire la suite

    • Mathilde Bermond Author at 22 h 41 min

      T’inquiète pas j’ai plein de bonnes raisons d’y rester ! Mais c’est sûr c’est pas reposant !

  2. Vanessa at 8 h 34 min

    Le devis, rien que pour ça je pourrais arrêter. Quand je vois le temps que tu peux passer là-dessus pour finalement ne pas avoir le contrat… Mais je crois que je déteste encoreplus le démarchage, c’est vraiment mon point faible. Mais sinon, comme Géraldine, la vie de salariée, je ne suis pas conçue pour donc à moins d’une proposition en or (et encore), je préfère me débrouiller seule.

    • Mathilde Bermond Author at 10 h 07 min

      Coucou ! J’adore aussi mais ça prend un temps monstre^^ mais quand je les relis je me marre trop 😉

  3. julia at 12 h 40 min

    Oh god mais c’est tellement ça xD mais bon au final (en attendant ton prochain article) finalement c’est pas si mal que ça, perso je ne regrette rien…m’fin j’avoue les congés payés c’est le pied haha mais faut savoir ce qu’on veux xD

  4. Elotarie Studio at 14 h 38 min

    Ouai, ben c’est pas gagné…
    Enceinte, j’accouche en septembre, je suis freelance, l’an passé j’avais l’droit à une aide du RSI de 1600 euros depuis janvier 2016 je n’ai l’droit qu’à 10% de cette somme… DONC OUI ON EST GRAPHISTE MAIS ON SAIT COMPTER : 160 EUROS!
    Je ne parle pas de la gestion client, en 1 an et demi d’activité, j’ai eu plus de clients à la limite de l’impolitesse qu’autre chose (heureusement pas de mauvais payeurs pour le moment) mais des mails sans bonjour, sans cordialement, des remarques sur ton taf ne prenant pas en compte l’investissement passé dessus en amont.
    J’ai été de l’autre côté, j’ai engagé des graphistes quand j’étais en entreprise et pourtant JAMAIS je n’ai été si peu courtoise.
    Et c’est franchement CE CÔTÉ LÀ QUI ME POUSSE À ME DIRE : adieu vie de freelance.
    Pourtant je reste – je m’accroche – j’aime être mon propre patron malgré tous les inconvénients (et si je pèse le pour et le contre aujourd’hui, les inconvénients sont bien plus nombreux – salaire diminué de moitié pour les meilleurs mois… ÇA C’EST QUAND MÊME UN GROS POINT NOIR)
    Mais je fais ce que j’aime, quand les clients sont sympas ou surtout quand je m’occupe de ma boutique de création. À terme, le mieux pour moi ça serait de ne faire que ça, on croise les doigts pour que ça se lance… En attendant place au bébé!

    Bon courage à toi, bon courage à tous les freelance, bel été !
    ELODIE

    • Mathilde Bermond Author at 10 h 10 min

      Que 160 euros ? Purée moi j’étais à la MDA et j’ai eu environ 40% de mes revenus. En tout dans les 6000 euros par là pour le congé maternité. T’as tout tout regardé ? Y’a plus rien qui remplace les 1600 euros ? Enfin c’est la misère ! Bon courage.

  5. Julie A at 0 h 26 min

    Hate d’en savoir plus sur le bon plan pour démarcher !
    En 3 ans d’activité j’ai pris mes premières vraies vacances (c’est a dire sans le pc portable dans la valise) le mois dernier : 7 jours en Bretagne. P*tain j’avais oublié ce que c’était !! Côté finance le fait de savoir que je crècherai gratuitement chez des amis et de la famille m’a permis de partir sans trop stresser sur le ratio dépenses de vacances / congés non payés.

    • Mathilde Bermond Author at 10 h 08 min

      Ici aussi en free les vacances se paient double… C’est dur à gérer mais bon quand on a une famille c’est difficile de ne pas partir un peu 😉 C’est important de décompresser un peu ! Mathilde.

  6. Eve at 11 h 31 min

    Je me suis lancée comme freelance à ma sortie des etudes car je ne voulais pas être salarié et installée dans une boîte. Après 3 ans de galère je déclare forfait et je me met à postuler en agence. L’instabilité, la précarité, le stress, la solitude, j’en peux plus… Et à l’heure où je voit bcp d’articles sur des gens qui parle de leur détresse et leur déprime de salarié, de la désillusion du CDI etc j’ai peur. Je vois ausdi bcp d’articles de freelance qui s’accroche malgré les conditions difficiles car ils sont épanoui dans leur boulot. J’admire ces personnes. Mais je n’ai pas les épaules… Je trouve que c’est trop difficile et je ne me sent pas dutout épanouie. Je participe parfois à de chouettes projets mais c’est rare et je perd le plaisir. Je l’ai perdu. Peut être que je suis trop jeune et que j’aurais d’abord du connaître ce que c’est que de bosser en agence avant de me mettre à mon compte, c’est possible. J’ai dans l’espoir de me trouver un post en agence et de trouver le temps de créé et faire des projets pour moi sur le côté et de réapprendre à aimer créé. J’espère que cest possible… je le vis comme un échec personnel et je vois très peu de témoignages de freelance qui ont lâché l’affaire pour devenir salarié. Je ne sais même pas si j’arriverais à trouver un post, les places sont cher. Enfin on verra.

    • Mathilde Bermond Author at 21 h 19 min

      Je pense vraiment que pour être freelance il faut aimer diriger et gérer des tas de choses. Ne pas y arriver n’est pas un échec je trouve. Par exemple mon mari fait la même chose que moi mais salarié, pour lui c’est un confort qui lui convient, malgré pas mal aussi d’aspects négatifs. Mais il n’a pas l’envie ni la motivation d’être à son compte, démarcher, facturer, courir après les mauvais payeurs et refaire ça en boucle, ça ne le tente pas. Quand tu te mets à ton compte tu as deux boulots. Ton job de base et celui de dirigeant. C’est pas simple, il faut vraiment être passionné. J’ai bossé en agence uniquement en stages, je n’avais pas du tout envie de continuer, je me suis mise à mon compte vers 22 ans. Après rien n’empêche de trouver en agence et effectivement mixer les deux et pourquoi pas avec plus d’expérience plus tard reprendre à ton compte. J’ai quelques amies qui voulaient se mettre en free et qui ont finalement gardé les deux aspects, free et salariées pour le confort du salaire. Bon courage en tout cas !

      • Eve at 10 h 38 min

        Merci pour ta réponse, ça me rassure un peu. Vrai qu’il y a des avantages et inconvénients dans les deux cas, et que le choix se fait suivant les personnalités. L’échec c’est surtout d’avoir ramé pour me constitué une clientèle et une structure pour l’abandonner. Cela dit j’aurais au moins le mérite d’avoir essayé et de faire un choix en connaissance de cause. Les amies dont tu parles sont indépendantes complémentaires? Ou engagée comme freelance en agence? (Dur de trouver une boîte qui accepte ça nn?) Merci pour ton blog en tout cas, il est vrmt super, et tu trouves même le temps d’être active dessus, t’es une warrior! 😉

        • Mathilde Bermond Author at 16 h 00 min

          Mes amies sont salariées dans des boites et non des agences. Il y a quand même des boites conciliantes, j’ai en fait dans mon entourage un peu tous les cas de figure. Mais ils sont à plein temps. Pas de mi-temps salarié et de free à côté. Ca c’est le cas de figure assez idyllique ! J’ai cherché pour moi mais je n’ai pas trouvé. Des postes en agence à mi-temps c’est rarissime sauf dans des domaines totalement autres, comme la grande distri ! Merci pour ton retour et à bientôt.

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